Les produites

Cultures novatrices pour diversification alimentaire:

Cette composante vise a développer les cultures de productions non traditionnelles telles que:

  • Plants de fraises, maracuja et groseilles

  • Farro

  • Seigle

  • Blé panifiable: BW 384

  • Lentilles

  • Fauves

  • Pois chiches

Cette production vise à hisser la population rurale non seulement à l’auto suffisance alimentaire mais aussi de donner l’opportunité de recevoir des revenus suffisants qui peuvent améliorer sensiblement leur qualité de vie et empêcher que les jeunes générations fuient vers la ville, prêts à n’importe quelle aventure existentielle.

Ces cultures novatrices permettent de combler certaines carences alimentaires, notamment en fruits et en féculents. Ces cultures ouvrent la porte également a la transformation alimentaire, notamment les confitures, la farine, les jus, le pain, les conserves etc

Ces cultures sont choisies pour les raisons suivantes:

Les fraises, si bien entretenus et arrosées pendant la saison sèche, peuvent donner 2 kg de produit par mois, chaque 10 mq cultivé. Donc pour un ha on peut avoir 24 tonnes de production, par an.

Les maracuja et les groseilles donnent les fruits pendant toute l’année, avec l’avantage pour la consommation, la transformation et la commercialisation. Pendant la saison sèche, il serait intéressant d’avoir les moyens pour un arrosage rationnel, comme l’arrosage a goûte. Ces fruits ont la possibilité d’être transformés en confiture et jus et d’après notre expérience ils sont très rentables. Dernièrement on a eu des propositions d’exportations de ces produits, soit frais ou sèches.

Le Farro, en français Epeautre, (Grano Farro)

Les premières mentions de cette céréale se retrouvent dans la Bible. Il était connue et cultivée dans l’Egypte antique. Le prophète Ezéchiel l’employait comme ingrédient pour faire son pain. La farine d’épeautre constituait la base du régime des populations latines. Chaque soldat romain était fourni d’un kg d’épeautre par jour. Des nos jours, redécouvert pour ces propriétés diététiques, il est cultivé dans le sud d’Europe, notamment en Italie. En France, le petit épeautre de Haute Provence bénéficie d’une homologation française IGP. Il est aussi cultivé en Wallonie. Au Burundi a été expérimenté avec succès, a Kinyereza dans la centre Agro-Pastoral aménagé par  l’ONG Dapadu.

Seigle ( Secale Cereale, famille des poacées, sous famille des Poideae, tribu des Triticeae, graminées):

Est une plante annuelle. Elle fait partie des céréales a paille. C’est une céréale rustique adaptée aux terres pauvres, acides et froides. La chaume est plus long et plus souple que celui du blé. L’inflorescence est une épi, de structure semblable a celui du blé. Plus court, toujours barbu. Le grain est un caryopse plus allongé que celui du blé.

La farine de seigle est recherchée pour la fabrication de pain,notamment pour sa valeur diététique. Le mélange des cultures blé et seigle était appelé Méteil-Triticale. Le seigle peut être fauché avant maturité pour être distribué aux animaux en plante entière.

Le rendement par ha est d’ environ 700 kg par ha, expérimenté a Kinyereza.

Blé Panifiable

Il s’agit d’une variété,résultat,des expérimentation gérées par l’ Isabu au Burundi. Elle s’appelle: BW 384. Dapadu, en collaboration avec la FAO, a déjà cultivé et distribué dans la Commune de Muramvya, cette variété du blé, avec résultats satisfaisantes. L’année culturelles passée, Dapadu a distribué 2 tonnes des semences et même cette année a répété la distribution, avec grande participation et enthousiasme de la part des cultivateurs.

Lentille :

Dans le Centre de Kiyenzi on a aussi expérimenté la culture de la lentille : «Lens Esculenta». La lentille contient plus des protéines que les haricots et sa cuisson est fait en 25 minutes, avec une énorme épargne de temps et de bois.

Fauves

Les fauves pousses très bien dans les hauts plateaux, a Kinyereza et Ryarusera, depuis 6 ans. On a amélioré la production et la rentabilité. Le Fauve, nommés « les protéines des pauvres », dans le Sud d’Italie, ont l’avantage d’améliorer le terrain et d’être mangé soit cru que cuit.

Les fauves appartiennes a la famille des légumineuses. La plus connue c’est la « vicia faba maior » Au Burundi peuvent donner trois récoltes par an.

Pois chiches (cicer arietinum)

Les pois chiches, poussent très bien a Kinyereza et leur goût est très raffiné. Poix chiches, haricots (bonne experience avec le haricots, dénommé, Borlotti di Vigevano), lentilles et fauves, appartiennent a la famille des légumineuses, sous famille papilionacé, contenus dans les gousses. Ils sont les végétaux plus riches en protéines et ils possèdent (soit frais que sèches) un haut contenu en carboydrates. C’est une importante source d’énergie parce que qu’elle est élevée en teneur calorique et pauvre en gras (circa 1-2 %). Leur apport en phosphore, fer, vitamines du group B et en fibres alimentaires est important.

Il est prévu une production de:

  • Fraises: 24 tonnes sur 1 ha par an

  • Maracuja: 11 tonnes sur 1 ha par an

  • Groseilles: 9 tonnes sur 1 ha par an

  • Farro: 600 Kg sur 1 ha par recolte

  • Seigle: 700 kg sur 1 ha par recolte

  • Blé panifiable

  • Lentille: 600 Kg sur 1 ha par récolte

  • Fauve: 800 Kg sur 1 ha par récolte

  • Pois chiches: 1 tonne sur 1 ha par récolte

Effets multiplicateurs

Comme déjà expérimentée dans les années passées, lorsqu’on amène des actions, préalablement approfondies, dans le milieu des bénéficiaires, en suivant le diagnostic participatif, l’effet multiplicateur est garanti. Grâce à la méthode d’approche participative, on crée les conditions pour une reproduction et pour une extension, des résultats envisagées et obtenus. La population concernée procède à une identification de ses problèmes, de ses besoins prioritaires avant de faire une planification participative des actions à mener pour son propre développement avec la facilitation d’une équipe multidisciplinaire. Si les résultats d’une action sont accessibles et d’évidente utilité, déjà expérimentés et visibles, en plus, chez les voisins, l’exemple est imité et multiplié.

On a pu vérifier tout ça à propos de l’introduction du terrassement des collines, de l’introduction des fourragères comme le tripsacum et le desmodium, de la diffusion de la culture des fraises, des fruits de la passion (maracuja) et de quelques variétés d’arbres.

Certainement le suivi est nécessaire. Notre ONG est engagée au milieu des bénéficiaires depuis toujours et ça c’est important pour favoriser une ambiance faite des contacts et d’échanges féconds. Les actions prévues par le projet, ne s’arrêtent pas à la fin des trois ans, on continuera à suivre et si nécessaire, on continuera l’appui psychologique et technique, pour étendre et rendre durables, les résultats obtenus.

Le problème du bois est déjà assez ressenti par la population. Une fois que la situation sécuritaire sera rétablie, sûrement on abordera le problème forestier avec conscience et sens de responsabilité. On a pu constater, pendant les dernières années difficiles, que ce bien est un bien incontournable pour la vie et pour les activités familiales et communautaires. La plantation des arbres mellifères prévue dans le cadre du projet permettra de donner un cadre de référence a la population.

En conclusion, les possibilités de perpétuer et de multiplier les effets bénéfiques des résultats obtenues sont évidents, pourvu qu’il y-a les conditions normales de cohabitation et de continuer l’assistance de suivi au de là du délai officielle des actions du projet.

Dites quelques mots